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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 19:29

 

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Notre quartier s’appelle Las Orquideas. Il est situé au centre-est de Quito à peu près à équidistance de l’extrémité nord de la ville et de son extrémité sud. On considère qu’il fait parti du centre historique au sens large. De fait, il n’est réellement pas loin en bus (une dizaine de minutes) de cette merveille d’architecture coloniale qu’est le centre historique de Quito. On est simplement séparé par la Quebrada du Rio Machangara et la colline du Parque Itchimbia. Pour y aller, c’est très simple, il suffit de prendre le bus Las Orquideas en bas de chez nous (environ un bus toutes les 10-15 minutes) et de descendre à la Station de Transfert de La Marin après avoir descendu l’avenue du Général Rumiñahui (Général Inca qui rasa la ville pour ne pas la livrer aux conquistadors) puis traversé l’échangeur du Trebol. A La Marin on est au pied du centre historique, il suffit de remonter 300 mètres la Calle Chile pour se trouver sur la Plaza Grande ou de la Independencia.

DSC00372 copieLas Orquideas est un quartier à priori très sur, très tranquille, on est situé au dessus du Rio Machangara qui traverse Quito du Nord au Sud (il fait actuellement l’objet d’une réhabilitation contre la pollution : traitement des eaux, berges classées zones naturelles protégées inconstructibles).

 

Du coup, contrairement au centre de Quito que ce soit l’historique ou le moderne, on est un peu à l’écart de l’horrible trafic de la ville et de sa pollution. Rentrer ici après une journée dans le centre donne l’impression du ballon d’oxygène. Et d’autre part, il y a pas mal de verdure autour de nous, les berges protégées du Rio Machangara bien sûr mais aussi des pâturages, des petits bois de forêt secondaire (pas mal d’eucalyptus), des petits jardins fleuris… Ce qui nous permet de faire un petit peu d’ornitho du haut de la terrasse en construction de notre bâtiment qui surplombe le Machangara. Le quartier semble peuplé surtout de familles, certaines comme celle qui nous loge plutôt aisées, d’autres un peu moins. Du coup, de loin le quartier ressemble à un ensemble hétéroclite de maisons coquettes et de maisons en cairon plus rustiques qui s’étendent sur le flanc d’une colline. En tout cas, les gens sont très sympas pour la plupart, pas envahissants et respectueux. Nous avons à proximité quelques épiceries où on trouve de tout, du stylo au sac de frijoles (fèves), des cabines téléphoniques Andinatel.

 

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Une ballade de deux  heures dimanche après midi avec Paco, nous a permis de faire un peu le tour du coin. Au dessus de nous, se trouve un autre quartier plutôt aisé, el Jardin del Valle. Plus bas, sur les berges du Machangara et sur la colline au nord se situe le quartier d’el Guabo, beaucoup plus modeste avec ses maisons en cairons et en tôle ondulée, plus pastoral. On est monté aussi sur les hauteurs d’el Guabo à plus de 4000 mètres et on a bien morflé. En espagnol, monter se dit SUBIR et ça veut bien dire ce que ça veut dire ici. Y avait des jeunes qui jouaient au foot, mais j’y suis pas allé de peur d’y laisser un poumon. Plus loin au nord, se situe le quartier d’el Valle de los Chillos, beaucoup moins recommandable celui-ci.

 

De notre terrasse, Las Orquideas

 

 

 Le bois en face de chez nous

Vues depuis la terrasse de la maison

 

Nous habitons dans une grande maison de 5 étages en construction. Seul le premier étage, le notre, est terminé, les quatre autres dont la terrasse tout en haut sont encore en travaux et des mecs y travaillent toute la journée. La maison de Paco et Elena, nos hôtes, est attenante et nous avons une petite terrasse commune. Le bâtiment où on habite est la maison qu’ils font construire pour leur fils Dario qui est à Paris en ce moment. Nous vivons dans un genre de grand appartement avec notre chambre et salle de bain, deux autres chambres dont une est occupée par un étudiant équatorien, un salon et une cuisine commune que nous sommes les seuls à utiliser.

 

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Notre coloc est très très discret, on le voit à peine sortir et renter pour aller en cours et il n’utilise pas la cuisine. La décoration est très chaleureuse avec un éventail de teintes ocres et un mobilier en bambou principalement. La kitchenette est équipée de plaques et d’un petit frigo ce qui est suffisant pour le moment et de toute façon on peut aller utiliser le four et le microondes d’Elena et Paco.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 21:01

Aujourd’hui, c’est jour de marché. Elena, Paco et son frère, Jordi nous amènent au mercado Mayorista. C’est une grande étendue, d’environ 3 hectares. C’est un peu la galère pour y aller (environ 35 minutes sans compter le trafic). Mais de toute façon, on finit par se dire que dès qu’on prend un véhicule à moteur dans Quito c’est l’horreur. Je ne sais pas trop pour Paris mais Quito ressemble parfaitement à l’image qu’un occidental se fait de la mégalopole dans un pays en voie de développement. L’urbanisation est florissante, elle croit sans réellement de logique, la conduite est plus que sportive, il faut se faufiler entre les bus bondés qui lâchent d’épais nuages de fumée noire et surtout ne pas hésiter à faire sa place. Ce qui ici veut dire mettre un grand coup de klaxon chaque fois qu’on coupe une trajectoire, qu’on grille une priorité ou autre manœuvre douteuse. Seuls les feux rouges semblent être réellement respectés.

Par contre,  l’expérience du marché valait vraiment ce petit bol de pollution et d’hydrocarbures. C’est difficile à décrire. C’est un capharnaüm d’échoppes à même le sol (qui est bien humide voire boueux et bien bien  sale, faut pas trop regarder l’hygiène) où la plupart du temps des indiens de la sierra par opposition aux ethnies amazoniennes vendent à peu près de tout à des prix défiant toute concurrence.

 

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Toutefois, en suivant notre guide Elena, on semble percevoir une certaine logique dans l’organisation des échoppes. D’abord, les fruits où des montagnes d’oranges font face à des cargaisons de régimes de bananes vertes ou mures. C’est un régal de couleurs et de fruits aux formes, aux gouts inconnus pour nous, c’est difficile de résister et de ne pas tout acheter. Puis, les petites échoppes de graines, fèves, et autres haricots en tout genre. En général,  toute une famille d’indiens se tient derrière l’échoppe et passent la journée à écosser les gousses. Et ainsi de suite, les échoppes de légumes (courgette, patates, navets énormes, plus tous les trucs un peu exotiques..). Puis les épices et là j’ai une petite pensée pour ma mère si elle voyait ça. Enfin, y a des espèces de halles couvertes pour la viande et les produits de la mer (palourdes, crevettes, crabes, langoustines, poissons) mais Elena et Paco nous ont conseillés de pas les acheter ici.

On pourrait facilement passer plusieurs jours enfermés dans ce marché avant d’en avoir fait le tour. C’est un sentiment assez incroyable de profusion, de couleurs, d’odeurs presque jusqu’à l’écœurement.   Abstraction faite de l’hygiène un peu limite (notamment quand les gamins jouent au milieu voire dans les flaques de boue et de résidus de fruits et légumes pourris) c’est un régal et une image tellement caractéristique de l’Amérique du Sud.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 20:35

 

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Le parc de la Carolina, est un parc gigantesque dans Quito, à proximité du quartier moderne, el Mariscal Sucre. Le weekend, il est visiblement assailli par les familles et les joueurs de foot qui viennent piqueniquer, se détendre, courir ou faire un peu de pédalo sur la base nautique du Parc.

La semaine, la fréquentation est beaucoup plus limitée, des couples d’étudiants amoureux qui s’allongent et se câlinent, des parents et leurs enfants en promenade, des tourterelles oreillardes, des merles géants…DSC00120

Pour nous en ces jours horribles de démarches administratives, c’est surtout un lieu de coupure. Aujourd’hui, on est allé  visiter le jardin botanique (entrée 3.5 $/pers). A ce moment je dois dire que j’ai une pensée très forte pour mes amis botanistes, en particulier guigui et puis nos mères respectives (voir les photos de fuchsias notamment). Le jardin est séparé en étages bioclimatiques . C’est une vision incroyable. Mais le clou du spectacle c’est surement les deux serres d’orchidées (climat froid enfin relativement bien sûr et chaud). Je mets quelques photos dans l’article mais je joins également un album avec plus de photos. Je lance également un petit défi à ceux qui veulent (mais les léotard et les chalins sont réquisitionnés d’office) pour la détermination des espèces (les corrections viendront par la suite). Je crois que la visite de ce jardin d’orchidées  sera un des moments  les plus forts de ma vie de naturaliste où comment fouler le jardin d’Eden pour un athée.

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Et puis ce quine gâche rien à l’affaire deux coches de piafs : le conirostre cendré et le porte-traîne lesbie. C’est un peu des bouses de base communs dans les jardins de Quito, mais comme on était pas vraiment allé à Quito lors de notre premier voyage…Et puis le porte-traîne est magnifique.

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 20:04

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C’est aujourd’hui que nous commençons nos démarches administratives de régularisation auprès de l’ambassade française, du centre d’immigration équatorienne et d’une autre structure de régularisation des étrangers. Autant dire tout de suite que c’est long, fastidieux voire chiant et que c’est plutôt un échec sur toute la ligne puisque à l’ambassade, il nous manquait des documents, à la régularisation des étrangers aussi et à l’immigration, il faut d’abord être passé par la structure précédente. Autant dire du bonheur en barre. On a quand même pu avancer un peu, faire les photocopies qui nous manquaient, aller à la banco internacional faire un dépôt de 10 $ pour le gouvernement (un petit racket organisé quant on y pense)…

Toutefois, le point positif c’est qu’on s’est pas mal baladé dans Quito, on a marché surement plusieurs kilomètres vu la douleur aux pieds et aux jambes (j’ai un peu honte de m’être moqué du rythme imposé par mon papa lors de notre voyage en Angleterre, vu ce qu’ on s’est tapé aujourd’hui).

Quito est une donc une ville gigantesque étalée tout en longueur sur presque 70 kilomètres (plus de 2 millions d’habitants je crois). Il y a deux pôles principaux, deux centres.

Le centre ville moderne, el Mariscal Sucre qui s’étend plus ou moins entre le Parc del Ejido et el parque de la Carolina. C’est le quartier des ambassades, de l’alliance française (qui risque de ne pas être d’une grande aide pour nous au passage), des boutiques de souvenirs, du marché artisanal, des banques et de toutes les boutiques modernes d’ordinateur, de vélo, de sport… C’est pas très différent d’une ville européenne. On trouve des centres commerciaux modernes qui ressemblent au polygone de Montpellier : les Supermaxi, des supermarchés Santa Maria. Ces modernités côtoient allègrement des petites boutiques de bouffe, d’épiceries, de portables, des vendeurs ambulants. Bref, c’est un coin bien touristique de Quito, assez peu dépaysant au final.

Par opposition, le centre historique de Quito, plus au Sud est assez différent. Il est situé sur une colline et la pente est raide pour y monter (surtout à presque 3000  mètres).  C’est un quartier de rues étroites bordées par des maisons coloniales magnifiques. C’est aussi là que se concentrent la majeure partie des édifices religieux de Quito (la Cathédrale, la Basilique etc…). On l’a pas encore vraiment visiter si ce n’est la Plaza de la Independencia ou Grande qui est magnifique, bordée de maisons coloniales en très bon état, des cours intérieures, des terrasses cachées etc…On a vraiment hâte de se balader un peu plus en avant dans ce quartier. Les petites boutiques, les vendeurs ambulants, les crieurs de rue foisonnent comme dans une fourmilière.

Enfin, comment parler de Quito sans parler de la circulation. Le trafic à l’air vraiment horrible quel que soit l’heure de la journée. Ce qui engendre vu l’état d’entretien des véhicules et surtout des bus publics une pollution incroyable (le test est de se moucher, à la fin de la journée le kleenex est noir). Les bus roulent comme des malades, en gros tu montes en courant dans un bus quasi en marche et tu descends de la même manière en pensant à payer les 25 cents (centavos) au gars assis à côté du chauffeur dont le boulot est de récupérer l’argent et de gueuler la direction du bus tous les cent mètres par la porte ouverte en permanence.

Heureusement, pour fluidifier tout ça et faciliter un peu les déplacements, il existe 3 lignes de trolleybus qui suivent chacun une grande avenue qui traverse Quito du Nord au Sud (la 6 de Diciembre, la 10 de Agosto, la avenidad America). Les arrêts sont réguliers ; dans des stations couvertes, ils ont des voies réservées et évitent ainsi pas mal d’embouteillages. Enfin, les déplacements dans Quito sont assez folkloriques au final et le maître mot est PATIENCE.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:54

Après un lever matinal à Barcelone, un dernier au revoir à nos parents nous voici à l’aéroport. Premier soulagement, l’enregistrement de nos 4 bagages ( et  90 kgs) se déroule sans encombre. Notre vol décolle à 09h10, on s’arrête à Madrid d’où on repart à 12h20 pour Quito. La première étape, le transit à Madrid  se déroule sans encombre de même que le vol pour Quito. Que dire d’Iberia sinon que c’est une compagnie pas terrible, vu la bouffe et le service on comprend pourquoi les billets sont pas très chers. Seule l’arrivée à Quito sera mouvementée, puisque la ville est noyée sous une couche de nuages et de brouillard très très dense. Ce qui nous oblige à tourner en cercle autour de la ville pendant quasiment une heure pour finalement sortir de la purée de pois sous la pluie à quelques centaines de mètres au dessus de la ville. L’atterrissage au milieu des immeubles, l’énorme coup de frein qu’est obligé de mettre le pilote (vu la longueur de la piste) ainsi que les applaudissements à l’arrivée génèrent toujours un petit frisson et une angoisse rétrospective mais bon on est entiers et bien arrivés mais avec plus d’une heure de retard.

Le passage à la douane est un peu long mais se passe bien. Gros soulagement, on récupère également nos quatre bagages très rapidement. Vicente Encalada, l’ami taximen  d’Elena Zambrano, notre copine équatorienne de Montpellier, nous attend depuis presque 3 heures. Ce qui ne l’empêche pas de nous donner une accolade vigoureuse et chaleureuse. Un coup de téléphone aux parents et nous voilà parti avec Vicente, direction notre logement dans le quartier de las Orquideas.

C’est long, 45 minutes, embouteillé, pollué, il pleut et il fait nuit. Heureusement, Vicente nous fait la conversation, nous apprend  quelques mots de Quechua, j’ai retenu juste le cochon : cuche…

Après quelques tâtonnements , on finit par arriver dans notre quartier et à trouver la maison. On est accueillis chaleureusement avec multes abrasos par Paco et Elena. Leurs maison est très jolie de l’extérieur, très chaleureuse, très colorée à l’intérieur (certains diront kitsch !!!). Après quelques présentations ils nous montrent l’appartement où l’on va habiter. C’est au rez de chaussée d’une maison de 5 étages en construction (la maison de Dario, leur fils qui vit à Paris). L’appartement est moderne, propre, notre chambre aussi. Mais on est vraiment trop épuisés mentalement et physiquement pour aller plus loin dans l’exploration des lieux.

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